Présentation du Bujinkan
La Chaine et ses Dérivés 2/2
le 02 août 2003
Cet article fait office de seconde partie de La Chaine et ses Dérivés 1/2
L’utilisation de cette arme est loin d’être facile, elle nécessite une grande dextérité, une profonde connaissance de la distance et une grande réactivité car il est facile de ce blesser soit même. Surtout si dans l’attaque vous manquez la cible, l’arrêter devient problématique car la force centrifuge et l’inertie augmentée par le poids et la vitesse de la chaîne la rende difficile à contrôler, et peut venir vous percuter. Il y a cependant quelques façons simples d’attaquer si vous devez pratiquer dans l’espace confiné d’un Dôjô :
- Horizontale : avec la main arrière la chaîne décrit un mouvement circulaire au dessus de la tête parallèle au sol. Elle est ensuite envoyée pour s’enrouler autour des jambes de l’adversaire et l’immobiliser.
- Verticale : avec la main arrière la chaîne décrit un mouvement circulaire à angle droit par rapport au sol. De cette façon on peut soit frapper pour désarmer, ou pour emmêler les bras de l’adversaire.
- A 45° : le mouvement circulaire de la chaîne est à 45° par rapport au sol, de cette position on peut soit frapper les mains ou la tête. On peut également emmêler l’arme et désarmer l’adversaire en tirant sur la chaîne.
- Le Kama ou la pointe de lance attaché à la chaîne, permettent de bloquer, de parer ou de menacer l’adversaire pour ensuite utiliser la chaîne. Entraînez-vous donc à bloquer, parer une attaque au sabre par exemple, et aussi à menacer pour ensuite rentrer dans sa garde.
Ceci reste loin malgré tout de l’utilisation réelle des guerriers de l’époque.
S’entraîner avec des armes avec chaînes, tel que le Chigiriki, demande beaucoup de temps et d’effort. L’habileté dans la pratique de telles armes ne s’acquière ni facilement ni rapidement. Aussi il y a très peu de chance qu’un élève puisse faire face à un adversaire armé d’une de ces armes. Il faut pour les étudier accepter la difficulté et y consacrer le temps nécessaire.
Chaque étudiant doit avoir la compréhension de la distance qui est cruciale dans l’attaque comme dans la défense. L’utilisation d’arme telle que la chaîne (ou corde) est liée directement au jugement de la distance ; mais le rythme est tout aussi important car vous ne pourrez frapper ou immobiliser votre adversaire que si vous êtes dans le temps et à la bonne distance.
Pour tout pratiquant d’art martiaux la pratique et l’étude de ce type d’arme ne peut être que bénéfique, car l’entraînement assidu de celles-ci vous aidera à développer votre habileté, que se soit à manipuler l’arme ou à juger de la distance, du timing et du rythme mais aussi à contrôler physiquement et mentalement votre adversaire. Il faut garder à l’esprit que ce sont des « armes », donc pour pratiquer dans un Dôjô avec un certaine sécurité, remplacez la chaîne par une corde, le poids par une balle de tennis et la faucille ou la pointe par une copie en plastique. Tenez compte dans tous vos entraînements de votre propre vitesse mais aussi et surtout de celle de votre partenaire (sous peine de blessures), il vaut mieux travailler lentement en faisant attention à ses déplacement que ce précipiter en risquant soit de se blesser soit de blesser son partenaire. Lors des esquive de corps retirer l’épaule opposée à l’attaque car ces de cette manière que vous bougerez avec tout le corps, si vous utiliser une chaîne avec un bâton penser à garder les coudes collés au corps lorsque vous utilisez le bâton (même principe qu’avec le Bô) et surtout le plus important quelque soit le type d’entraînement que vous réalisez, restez bien bas sur vos jambes sans vous relever durant la technique c’est le meilleur moyen pour rester stable et de ne pas redonner d’équilibre à votre adversaire.
Il faut ce souvenir que le développement de ces armes au temps médiéval Japonais à marqué un changement dans l’approche traditionnelle du combat ainsi qu’une ouverture d’esprit quand à leur création, car elles étaient la réponse à l’arrivée des premières armes à feu (aux alentours de 1550, armes encore peu fiable et peu précise) et étaient de fabrication moins onéreuse. Gardez alors vous aussi cette ouverture d’esprit et soyez imaginatif.
Autres exemples d’armes à chaînes
Manriki Kusari La Manriki Kusari est une simple chaîne avec à chaque extrémité des poids à la pointe émoussée. Tandis que l’adversaire était emmêlé par une extrémité l’autre bout pouvait être utilisé pour frapper. Mais aussi grâce à sa longueur elle permettait d’étrangler à distance lors d’un assaut. La longueur de l’arme dépendait du style du combattant. Et l’avantage de cette arme c’est quelle peut être facilement dissimulée.
Kusari Fundo (Manriki Kusari) La Kusarifundo est une courte chaîne d’une longueur comprise entre 1 et 2 mètres.
Kaginawa Le Kaginawa était principalement utilisée pour escalader toutes sortes d’obstacles. Sa corde pouvait atteindre 30m.
Bibliographie :
« SPIKE and CHAIN Japanese Fighting Arts » by Charles V. Gruzanski
« History and tradition » by Dr Hatsumi Masaaki
"Méthodes de lutte orientale » par Peter Lewis
"Chain Reaction" by Ed Martin Photos by Cheree C. Martin assisted by Robert Sanchez
Internet via le moteur de recherche du site :
- http://www.kickboxing.com/Styles/Ninjitsu.html
Grâce auquel plusieurs site ont aidés à la rédaction de cet article :
- http://www.geocities.com/the_ninjutsu/welcome.html
- http://www.ninjutsu.migueb.com
- http://tkdtutor.com/15Weapons/Offensive/ChineseWeapons.htm
- http://homepage.swissonline.ch/jodo/histo_kusarigama.html
- http://www.oldworlddistributors.com/
- http://home.online.no/~rogelia/kusa...
- http://acl.okstate.edu/users/erikm/ninja/contents.html
- http://home.bip.net/steven.hellingh/weapons.htm
- http://www.shinobi.ghost.pl/podst.htm
- http://www.netcomuk.co.uk/~golgotha/glossary/glossaryb.htm
- http://www.ste-m.clara.net/martial/jitsu/chain.html
- http://homepage.ntlworld.com/mahoutsukai/archive/archives.html
- http://www.fudoshinshop.de/index.html
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Estelle Padeloup |
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