Présentation du Bujinkan
Hatsumi Sensei
Maître Hatsumi est Sôke de 9 écoles de Jûjutsu et de Ninjutsu, regroupées au sein du Bujinkan Dôjô. Il est né le 2 décembre 1931. Le titre de Sôke (héritier) est donné à celui qui doit continuer l’enseignement qu’il a reçu de son maître. Sa mission est de garder ce dont il est dépositaire (esprit, technique, tradition) et de l’améliorer pour que l’art soit toujours plus adapté à la société dans laquelle il s’exprime.
Après avoir travaillé plusieurs sports dans sa jeunesse, Karate, Jûdô, boxe anglaise et ... football, Maître Hatsumi, après la guerre, est devenu professeur de Jûdô sur une base américaine. Ses compétences techniques dans cette discipline étaient souvent peu efficaces sur les gabarits américains. Il rechercha alors à apprendre un art martial véritable, plus réaliste, qui lui permette de se défaire facilement de tous types d’adversaires. C’est comme cela qu’il fut introduit auprès de Takamatsu Sensei. Pendant 15 années, chaque week-end, maître Hatsumi traversa la moitié du Japon pour recevoir l’enseignement de maître Takamatsu. Aussi, ponctuellement, au Hanbô Jutsu (canne), au Jutte Jutsu (sorte de Sai à une branche pour arrêter les lames de sabre) au Tessen Jutsu (éventail), au Shuriken Jutsu (armes de jet).
Maître Takamatsu avait pu expérimenter et approfondir ses connaissances du combat lors de son séjour en chine avec les troupes d’occupation Japonaises. Expert en combat et en stratégie, les Chinois l’avait surnommé : « Moko no Tora », le Tigre de Mongolie. Il avait aussi un autre surnom : « Wusen », nom donné dans la philosophie Taoiste au Dieu (sen) de la guerre (wu).
Maître Takamatsu enseigna tout ce qu’il savait à Hatsumi et le nomma Sôke des 9 écoles du Bujinkan un an avant de mourir.
A la mort de Takamatsu, c’est la création du Bujinkan. Bujinkan, mot à mot, peut se comprendre comme : Bu - guerre (ou paix) +Jin - dieu + Kan - maison. Le Bujinkan est donc « la maison du Dieu de la guerre ». Mais si on prononce le surnom de Takamatsu « Wusen » à la manière Japonaise, il devient « Bujin » ! Le Bujinkan Dôjô est donc l’endroit où est enseigné l’art de Takamatsu Sensei.
A partir de 1993, Sôke Hatsumi aborde le Cycle des armes et commence à enseigner les techniques d’armes tirées des écoles. C’est le Bô Jutsu ou Rokushaku Bô Jutsu (bâton long) en 1993 ; le Yari Jutsu ou Sô Jutsu (lance) en 1994 ; le Naginata Jutsu (hallebarde) en 1995. L’étude de ces trois armes longues sont considérées comme un Sanshin no Kata des armes longues.
A partir de cette connaissance des armes longues, Maître Hatsumi continue avec le Biken Jutsu (sabre) et les techniques de Daishô Sabaki Gata de l’école Kukishinden en 1996 et le Jo Jutsu (bâton moyen) en 1997. Cela clôt le cycles des armes.
En 1998, il aborde le second cycle d’enseignement : celui des écoles. Il commence avec le Shinden Fudô Ryû (première école enseignée à Maître Takamatsu et dernière école reçue par maître Hatsumi) ; en 1999, c’est le travail du Kukishinden Ryû Biken Jutsu. En l’an 2000, c’est l’étude du Koto Ryû et du Koppô Jutsu. En 2001, c’est le Gyokko ryû et le Kosshi Jutsu. En 2002, c’est le Takagi Yôshin Ryû. Cela finit le cycle des écoles.
En 2003, Hatsumi Sensei aborde le troisième cycle d’apprentissage avec le Koteki Ryûda Juppô Sesshô Hibun no Kami. "Koteki Ryûda" se traduit par "le tigre attaque et le dragon défend". Le "Juppô Sesshô" se traduit par "l’échange dans les dix (toutes) directions".
C’est la quintessence des arts martiaux et le niveau ultime de la progression technique.
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Christopher Guillou |