Présentation du Bujinkan
Origines du Programme Technique du Bujinkan France
Le PROTEK est la version du Ten Chi Jin Ryaku no Maki écrit par Arnaud Cousergue dans le but de permettre l’acquisition la plus rapide possible des bases des 9 écoles du Bujinkan. Cet article décrit les modifications apportées au programme originel dans le respect de l’esprit du programme créé par Hatsumi Sensei. Le Ten Chi Jin Ryaku no Maki fut rédigé par Hatsumi Sensei comme le tronc commun aux principes contenus dans les 9 écoles nécessaire à l’étude des différents Ryû.
Le Protek est le programme Technique du Bujinkan France, il est largement basé sur le Ten Chi Jin Ryaku no Maki original créé par Maître Hatsumi.
Chronologie des parutions :
1981 : publication du livre (en Japonais) de Maître Hatsumi intitulé : "Togakure Ryû Ninpô Taijutsu" (TRNT). 1987 : réception du programme de base du Bujinkan (en anglais) via Ishizuka Sensei (PBE). 1990 : rédaction du premier programme en Français par mes soins (PR1). 1993 : rédaction du programme instructeur (PI). 1997 : création du PROgramme TEKnique ou PROTEK.
A noter qu’il existe un autre programme en Japonais et vendu par Hatsumi Sensei sous forme de petits cahiers. Cette version est similaire à la version en Anglais du PBE.
En 1987, il m’est apparu que le programme des bases que nous avait transmis Sensei par l’intermédiaire de Ishizuka Sensei faisait référence au premier livre de Hatsumi Sensei. Les techniques étaient détaillées pas à pas en suivant la numérotation Japonaise traditionnelle (I, RO, HA...). J’ai donc rapproché les deux versions afin de mieux comprendre le texte en Anglais du PBE dans lequel il n’y avait aucune photo.
Pendant près de deux mois j’ai essayé de comprendre la logique de la structure du Ten Chi Jin. Je me suis mis à penser comme un Japonais. Si ce n’est pas logique pour un esprit occidental cela devait l’être pour un esprit oriental.
La solution telle que présentée dans le PROTEK est la mienne mais a l’avantage de la cohérence avec les systèmes de pensée occidentaux et orientaux.
Le Ten Ryaku présente les moyens d’être au contact de Uke : cela concerne les déplacements. Les Kihon Happô et le Sanshin no Kata ne s’intéressent principalement qu’à ça, c’est pourquoi certraines variantes existent suivant les pays.
C’est à partir de cette base que va se construire le PROTEK. Dans l’étude du programme contenu dans le PBE j’ai remarqué quelques incohérences que vous pouvez retrouver dans l’édition en Espagnol de Pedro Fleitas et dans l’édition en Anglais de Mariette et Sven Bogsater. Lorsque nous en avons discuté avec Pedro, Mariette et Sven, ils m’ont dit qu’ils préféraient garder le texte dans l’éta où ils l’avaient reçu.
Ce n’est pas ce que j’ai fait. Quelques modifications ont donc été apportées au PBE originel notamment dans un but de simplification des termes Japonais originels que l’occidental a souvent du mal à assimiler :
1. les roulades ont été adaptées à la mentalité occidentale. La découpe en Ukemi Otoshi, Ukemi Nagare et Ukemi Kaiten est plus facile à assimiler.
2. le Sanshin no Kata est devenu le Gogyô no Kata. Le nom original est Shoshin Gokei Gogyô no Kata. Ce nom de Gogyô no Kata permet de voir 5 techniques (GO = 5), ce qui n’est pas le cas du Sanshin no Kata, dans lequel on retrouve 3 formes (SAN = 3). De plus ce nom de "Sanshin no Kata" peut troubler ceux qui ont travaillé le Kata du même nom que l’on trouve en Karate.
3. le Kihon Happô est composé de deux ensembles de techniques : le Kosshi Kihon Sanpô no Kata et le Torite Kihon Kata Go Hô. Ces noms ont été simplifiés en Sanpô no Kata et Gohô no Kata. Là encore dans un but de mémorisation plus facile de la part des occidentaux. La découpe du Gohô no Kata reprend celle des Kihon Happô de base qui est différent des techniques que l’on trouve dans les techniques du premier niveau du Gyokko Ryû et à partir desquelles Hatsumi Sensei a créé les Kihon Happô du Ten chi Jin.
4. Le terme de Hoken Jû Roppô est souvent remplacé au Japon par celui de Hiken Jû Roppô, c’est l’appellation retenue dans le PROTEK.
5. Dans les Mutô Dori, Hira no Kamae (Shizen) est mis au lieu de Hira Ichimonji no Kamae.
6. les Hajutsu Kyû Hô (PBE)a été préféré au nom plus complet originel qui était "Aite To Kumu Kokoro Gamae" (TRNT).
7. les Gyaku Waza, les Nage Waza ont été formatés à 9 techniques pour simplifier la mémorisation. Dans les Gyaku Waza, une technique à été ajoutée (Juji Dori) qui correspond à une sorte de Musô Dori pour des raisons pédagogiques. Nagato Sensei montre cette technique dans la cassette sur le Koto Ryû.
8. les Ryu Sui Iki ont été enrichi de certaines techniques étudiées au Japon et absentes du programme de base (cf. Kata Guruma).
9. le Jin est la partie qui a été la plus remaniée. La répartition des techniques dans le PBE était incohérente. Par exemple dans la rubrique Haibu Yori (saisies arrières) on trouvait des techniques sur saisie avant, inversement, on trouvait des techniques sur saisie arrière dans certaines rubriques ne contenant que des techniques de face. J’ai donc rangé les techniques dans l’ordre le plus logique. De plus, partant du principe que le Jin Ryaku comprenait des techniques d’écoles mettant en valeur un mélange de principes du Ten Ryaku et du Chi Ryaku, j’ai tiré des neuf écoles quelques techniques supplémentaires pour mettre en valeur certains principes non traités dans le PBE original.
10. le travail des armes est traité dans le TRNT mais pas dans le PBE, c’est pourquoi cela n’apparait pas dans le PROTEK. Néanmoins ces techniques sont largement étudiées au Dôjô puisqu’elles sont exigées pour le passage des grades Kyû.
Le PROTEK n’est donc pas le Ten Chi Jin Ryaku no Maki original mais reste vrai à 95%, c’est pourquoi il s’appelle PROTEK et non pas Ten Chi Jin.
L’appellation de Ten Chi Jin Ryaku no Maki en est le sous-titre. Le PROTEK à été offert à Hatsumi Sensei par mes soins en décembre 1997 qui l’a approuvé. Il a même ajouté : « vue la qualité de ce que font mes élèves, je n’ai plus besoin d’écrire de nouveaux manuels ».
En ce qui concerne maintenant les passages de grades, Je veux rappeler ici que Hatsumi Sensei n’a pas défini de programme officiel pour l’obtention des grades. Chaque instructeur est donc libre de définir son propre cursus technique. Au Bujinkan France, nous suivons le PROTEK découpé en 9 Kyû. L’ensemble des techniques des techniques des 9 Kyû couvre l’ensemble du PROTEK. En clair, tout élève qui obtient la ceinture noire aura démontré sa connaissance de toutes les techniques détaillées dans le PROTEK. De plus, il aura aussi les baases du travail avec les armes. Le 5° Kyû introduit l’usage des armes courtes par le Tantô Jutsu et le Kunai Jutsu. Le 4° Kyû introduit les bases du Hanbô Jutsu et du Jo Jutsu. Le 3° Kyû introduit les bases du Bô Jutsu. Le 2° Kyû introduit au maniement du Biken Jutsu et le 1° Kyû présente les bases de la Yari et de la Naginata.
Quand je parle des bases des armes, il s’agit principalement des postures liées à l’utilisation des chacune des armes ainsi que quelques techniques tirées des 9 écoles.
En clair, quand le pratiquant est passé par ce programme très complet, il peut étudier toutes les écoles du Bujinkan car il aura travaillé les bases nécessaires à son apprentissage futur. N’oublions pas que la ceinture noire n’est que le premier niveau et qu’il en 15 en totalité.
Sensei un jour a expliqué que l’obtention de la ceinture noire se faisait grâce à la connaissance correcte des éléments suivants du programme : Kamae, Ukemi Waza, Sanshin no Kata et Kihon Happô no Kata. Maintenant il faut bien se rendre à l’évidence qu’un pratiquant occidental ne resterait pas trois ans en ne travaillant que ces techniques là. Personnellement je pense que cela est suffisant mais cela nécessite de lapart du pratiquant une compréhension physique et spirituelle de l’art supérieure. Et cette compréhension ne s’acquière qu’au delà du 5° Dan.
C’est pourquoi le PROTEK a été créé et c’est pourquoi je puis assurer à tout pratiquant du Bujinkan France que ce qu’il travaille est en total accord avec ce qui est étudié au Honbu Dôjô de Noda.
Devenir un élève du Bujinkan ne peut se faire en étant dilettante. Seul le travail, la sueur et parfois la douleur permettent au pratiquant de se dépasser et d’atteindre au but : le mouvement naturel.
Bon entraînement !
Si ce manuel en Français vous intéresse vous pouvez vous le procurer sur le site http://www.budomart.com
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Arnaud Cousergue Menkyô Kaiden |
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